25 août 2007
Alain Souchon-Sous Les Jupes Des Filles
Alain Souchon-Sous Les Jupes Des Filles
Vidéo envoyée par djoik
Il passera son enfance à Paris, son père étant professeur, et sa mère écrivant des romans. Le père d'Alain Souchon disparaît dans un accident de voiture alors que l'artiste n'a que quinze ans, ce décès le marque profondément. Éprouvant des difficultés à s'adapter au milieu des autres élèves, il rate son baccalauréat trois fois. Il est ensuite envoyé en Angleterre par sa mère dans un lycée. Son inscription n'étant pas valide, il reste néanmoins sur place, et y vit de petits boulots pendant dix-huit mois. Il y développe son goût pour la chanson. De retour en France, il vit de nouveau de petits boulots et tente sa chance dans la chanson, se produisant dans des salles parisiennes. Ses premiers titres publiés chez Pathé Marconi sont des échecs. En 1973, Bob Socquet directeur artistique de RCA Records entraine Alain à présenter sa chanson L'amour 1830 au concours de la Rose d'or d'Antibes, où il emporte le prix spécial de la critique et le prix de la presse. Il rencontre Laurent Voulzy en 1974. Bob Socquet, encore lui, sent que la collaboration entre les deux hommes peut être fructueuse. Souchon et Voulzy seront liés depuis ce jour par leur amitié et leur complémentarité artistique. Laurent Voulzy réalise les arrangements du premier album d'Alain Souchon J'ai dix ans, puis les musiques de Bidon. Depuis, le succès de l'artiste ne s'est pas démenti. Alain Souchon, au visuel de poète échevelé, occupe une place à part dans l'univers de la chanson française. Il manie volontiers un humour léger, mais non dénué d'acidité (« une église, c'est beau, parce que c'est inutile »). Les textes d'Alain Souchon parlent de nostalgie, de la pression du paraître, du modernisme, et de la difficulté d'exister, en tant qu'individu respecté, ou simplement en paix. Ses chansons plus légères évoquent souvent la faiblesse des hommes face à la séduction féminine. Il a participé activement aux Restos du cœur et à Sol en si, notamment. Citant les artistes qui l'ont influencé, tels Léo Ferré, ou Bob Dylan, Alain Souchon collabore volontiers avec d'autres artistes, tels bien sûr, Laurent Voulzy, mais aussi Michel Jonasz, Louis Chedid, Véronique Sanson et bien d'autres. Il est aussi connu pour parsemer ses textes de références à des personnes qui l'ont marqué, tels Somerset Maugham, Théodore Monod, Ava Gardner... Alain Souchon a été un acteur remarqué dans plusieurs films, Je vous aime, Tout feu tout flamme, L'été meurtrier. Paradoxalement, il se considère lui-même comme « pas fait pour ça ». Aujourd'hui, Alain Souchon continue toujours d'écrire et de se produire. Rétines et pupilles, Les garçons ont les yeux qui brillent Pour un jeu de dupes : Voir sous les jupes des filles, Et la vie toute entière, Absorbés par cette affaire, Par ce jeu de dupes : Voir sous les jupes des filles. Elles, très fières, Sur leurs escabeaux en l'air, Regard méprisant et laissant le vent tout faire, Elles, dans l'suave, La faiblesse des hommes, elles savent Que la seule chose qui tourne sur terre, C'est leurs robes légères. On en fait beaucoup, Se pencher, tordre son cou Pour voir l'infortune, À quoi nos vies se résument, Pour voir tout l'orgueil, Toutes les guerres avec les deuils, La mort, la beauté, Les chansons d'été, Les rêves. Si parfois, ça les gène et qu'elles veulent pas Qu'on regarde leurs guiboles, les garçons s'affolent de ça. Alors faut qu'ça tombe : Les hommes ou bien les palombes, Les bleres, les khmers rouges, Le moindre chevreuil qui bouge. Fanfare bleu blanc rage, Verres de rouge et vert de rage, L'honneur des milices, Tu seras un homme, mon fils. Elles, pas fières, Sur leurs escabeaux en l'air, Regard implorant, et ne comprenant pas tout, Elles, dans l'grave, La faiblesse des hommes, elles savent Que la seule chose qui tourne sur cette terre, C'est leurs robes légères. Rétines et pupilles, Les garçons ont les yeux qui brillent Pour un jeu de dupes : Voir sous les jupes des filles, Et la vie toute entière, Absorbés par cette affaire, Par ce jeu de dupes : Voir sous les jupes des filles, La, la, la, la, la...

